- Mouvement national des précaires de l'Éducation Nationale -

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- Neige, verglas vos droits de ne pas allez travailler

A-t-on le droit de ne pas aller travailler à cause de la neige et du verglas ?

"Désolé, je ne peux pas venir, il y a de la neige sur les routes ce qui rend les conditions de circulation difficiles".

Cette phrase risque d'être prononcée par de nombreux·se·s salarié·e·s en période hivernale.

Effectivement, la neige et le verglas ont de quoi empêcher les salarié·e·s de se rendre sur leur lieu de travail ou même d'exercer leur activité. Mais cette absence peut-elle être justifiée par la météo ?

Est-ce légal ?

Tout à fait. "L'absence ou le retard du·de la salarié·e en cas d'intempéries (tempêtes, fortes chutes de neige, verglas...) n'est pas une faute s'il lui est impossible de se rendre au travail", précise le site officiel de l'administration française. Si ces conditions sont réunies, pas de sanction en cas de retard ou d'absence, par exemple si les routes sont impraticables et les transports en commun bloqués.

Comment justifier son absence ?

En cas d'absence ou de retard, le·la salarié·e doit informer son employeur, c'est une obligation. Une absence injustifiée expose à des sanctions disciplinaires et à une retenue sur salaire.

Une condition indispensable pour justifier son retard : "apporter la preuve de la force majeure et ne pas se contenter d'un SMS ou d'un mail pour dire qu'on ne viendra pas".

Par exemple, un selfie avec sa voiture bloquée par des congères, des coupures de presse, dans le cas où le phénomène météo est hyperlocalisé et médiatisé. Si l'employeur met en doute la légitimité de l'absence, ces preuves accumulées peuvent être versées au dossier.

Quelles conséquences sur le salaire ?

Journée pas travaillée, journée pas payée. L'employeur n'est pas obligé de payer les journées d'absence de ses employé·e·s, sauf si la convention collective le prévoit. Ces journées seront donc retenues sur la rémunération du·de la salarié·e, mais également sur ses potentielles primes et tickets restaurant. Il est toutefois possible de limiter les dégâts sur la fiche de paie si l'employeur propose des alternatives comme de récupérer ses heures d'absence, prendre des congés payés ou des RTT, ou recourir au télétravail. 

Dernière possibilité, exercer son droit de retrait, comme le prévoit l'article 4131-1 du Code du travail en cas de danger grave et imminent lors d'un déplacement professionnel. L'employeur est alors tenu de rémunérer son salarié. S'il estime qu'il est dangereux de prendre l'autoroute verglacée, le·la salarié·e peut exercer son droit de retrait, elle·il peut également refuser un déplacement professionnel", il faut alors, impérativement, envoyer un mail à son employeur, un coup de fil ne suffit pas puisqu'il n'y aura pas de preuve écrite ni du de la salarié·e s'agissant de sa demande, ni de l'employeur pour sa réponse.


 

 



22/01/2019

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